Les stratégies des six grandes banques canadiennes dans un contexte de hausse des taux et de l'inflation
Les six grandes banques prennent les mesures nécessaires pour assurer leur position dans l'environnement actuel du marché.

Le sentiment qui ressort de la dernière publication des résultats des banques canadiennes est l'importance de disposer de réserves suffisantes pour faire face aux pertes de crédit, alors que l'inflation continue à exiger un resserrement de la politique monétaire.anks a été l'importance de disposer de réserves suffisantes pour faire face aux pertes de crédit, alors que l'inflation galopante continue d'exiger un resserrement de la politique monétaire.
Implications d'une hausse des taux d'intérêt
La provision pour pertes sur créances (PCL), une dépense mise de côté par les institutions financières pour couvrir les pertes potentielles sur les prêts, les expositions au crédit et d'autres instruments financiers, a totalisé 3,54 milliards de dollars pour les six plus grandes banques canadiennes au 31 juillet, ce qui est sensiblement plus que les 1,54 milliards de dollars enregistrés au cours du même trimestre en 2022. Les PCL sont un indicateur de crédit clé pour mesurer la santé du portefeuille de prêts d'une banque et, par extension, la capacité des ménages et des entreprises à rembourser leurs dettes. Chaque trimestre, les banques doivent non seulement évaluer les pertes potentielles liées aux emprunteurs en retard de paiement, mais aussi considérer tout changement dans leurs prévisions économiques, et si ces changements sont plus susceptibles de pousser les emprunteurs à la défaillance à l'avenir.
La Banque du Canada ayant maintenu le taux d'intérêt directeur à 5 % et le site poursuivant le resserrement quantitatif, l'environnement actuel de taux d'intérêt élevés est là pour rester dans un avenir prévisible. En ce qui concerne le logement et les ramifications des taux élevés, le gouverneur de la banque du Canada M. Macklem, a été cité dans un discours prononcé devant la Chambre de commerce de Calgary : "La seule augmentation de prix qui a le plus d'impact sur l'inflation de l'IPC est le coût des intérêts hypothécaires, qui a augmenté à mesure que nous avons relevé les taux d'intérêt. Ils sont environ 30 % plus élevés qu'il y a un an. Si l'on exclut les coûts des intérêts hypothécaires, l'inflation de l'IPC est proche de 2,5 %, ce qui fait dire à que l'inflation est effectivement revenue à son objectif. Il est vrai que si nous n'avions pas augmenté les taux d'intérêt, les coûts des prêts hypothécaires pourraient être plus bas aujourd'hui, mais l'inflation dans l'ensemble de l'économie serait un problème beaucoup plus important pour tout le monde."
Prendre des mesures de précaution
Les ajustements du PCL différaient d'un pays à l'autre. Les ajustements de la provision pour pertes sur créances ont été différents. La Banque Canadienne Impériale de Commerce (CIBC) a déclaré une provision totale pour pertes sur créances de 736 millions de dollars pour le trimestre, soit une augmentation importante de par rapport aux 493 millions de dollars déclarés au même trimestre de l'année précédente. La Banque de Montréal (BMO) a enregistré une provision pour pertes sur créances de 492 millions de dollars, ce qui représente une augmentation de 261% d'une année sur l'autre au troisième trimestre. d'une année sur l'autre au troisième trimestre, mais elle a également inclus les résultats de la Bank of the West, basée aux États-Unis, qui a été acquise par la BMO récemment. La Banque Nationale (NB) avait 111 millions de dollars de PCL pour le troisième trimestre, contre 57 millions de dollars l'année précédente. La Banque Royale du Canada (RBC) a déclaré une provision pour pertes sur créances de 616 millions de dollars pour le trimestre, soit une augmentation par rapport aux 340 millions de dollars déclarés l'année précédente. Les provisions pour pertes sur créances de la Banque Toronto-Dominion (TD) au troisième trimestre ont atteint 766 millions de dollars, contre 351 millions de dollars l'année précédente. Enfin, la Banque de Nouvelle-Écosse (Scotiabank) a déclaré 819 millions de dollars de provisions pour pertes sur créances pour le trimestre, soit près du double des 412 millions de dollars déclarés l'année précédente.
Outre les mesures de précaution déjà prises par les banques, à compter du 1er novembre, le volant de stabilité national - un volant de fonds propres que les banques sont tenues de mettre de côté pour couvrir les pertes en cas d'incertitudes financières - augmentera d'un demi-point de pourcentage pour atteindre 3,5 %. Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), l'organisme de réglementation financière du Canada, augmente le montant du capital que les principales banques du pays doivent détenir pour couvrir les pertes potentielles, car il affirme que les vulnérabilités du système financier restent élevées et, dans certains cas, ont continué à augmenter. Il convient de noter qu'en décembre 2022, le BSIF avait déjà augmenté le tampon d'un demi-point de pourcentage pour le porter à 3 %.
Investir dans les banques canadiennes
Alors que de nombreux observateurs considèrent la croissance de la PCL parmi les banques comme un signe que l'environnement économique se détériore, elle pourrait également être interprétée comme une position conservatrice des banques dans un environnement de marché précaire où elles préfèrent être surcapitalisées plutôt que de ne pas être suffisamment préparées. Toutefois, bon nombre de ces institutions financières continuent d'identifier et de saisir les occasions de renforcer leur proposition de valeur globale à leurs actionnaires et à leurs clients.
En mars 2023, TD Bank a conclu l'acquisition de Cowen Inc. ("Cowen"), une banque d'investissement multinationale américaine. L'acquisition fait progresser la stratégie de croissance à long terme du secteur des services bancaires de gros aux États-Unis et ajoute des produits et services complémentaires aux activités existantes de la Banque. De même, RBC a récemment reçu l'approbation nécessaire du Bureau de la concurrence Canada pour procéder à l'acquisition de HSBC Canada. Les conclusions de l'évaluation du Bureau de la concurrence Canada serviront de base à l'examen en cours par le ministre des Finances de l'opération d'entreprise proposée.
Pour les investisseurs qui souhaitent avoir une large exposition aux banques canadiennes et/ou au secteur des services financiers canadiens dans son ensemble, le iShares Equal Weight Banc&Lfco ETF Comm (Ticker: CEW), BMO Equal Weight Banks ETF (Ticker: ZEB), Horizons Equal Weight Canada Banks ETF (Ticker: HEWB), iShares S&P/TSX Capped Financials ETF (Ticker: XFN), et Horizons S&P/TSX Capped Financials ETF (Ticker: HXF) méritent d'être pris en considération.


Bien que la performance récente de ces solutions reflète la dynamique actuelle du marché, si l'on examine la performance de ces mandats sur une plus longue période, on constate qu'ils ont récompensé les investisseurs de manière significative au fil du temps. Bien que ZEB et HEWB offrent tous deux une exposition à poids égal aux six grandes banques canadiennes, le premier investit et détient les titres constitutifs du Solactive Equal Weight Canada Banks Index dans la même proportion qu'ils sont reflétés dans l'indice , tandis que le second détient directement l'indice.
CEW fournit aux investisseurs des investissements diversifiés à pondération égale dans les plus grandes banques canadiennes et compagnies d'assurance-vie canadiennes. CEW s'efforcera de fournir aux détenteurs de ses parts des distributions mensuelles en espèces. Actuellement, le FNB verse des distributions mensuelles en espèces de 0,041 $ par part.
XFN et HXF offrent aux investisseurs une exposition à l'indice plafonné des services financiers S&P/TSX, qui, à l'heure actuelle (au 8 septembre), comprend une part importante de la Banque Royale du Canada (19,34 %) et de la Banque Toronto-Dominion (17,09 %), suivies de la Banque de Montréal (9,43 %) et de la Banque de Nouvelle-Écosse (8,80 %).
Conclusion
À l'avenir, l'impact de l'inflation et de la hausse des taux devrait se faire sentir au fil du temps, et nous n'en sommes qu'aux premiers stades du cycle de crédit actuel. Pour les investisseurs intéressés par les banques canadiennes, les ETF susmentionnés offrent une exposition aux banques canadiennes et conviennent aux investisseurs axés sur le long terme qui souhaitent être exposés à certaines des plus grandes entreprises du secteur des services financiers du Canada.
Veuillez noter que cet article est publié à titre d'information uniquement et ne constitue en aucun cas un conseil en investissement. Il est essentiel que vous demandiez conseil à un professionnel de la finance agréé avant de prendre une décision d'investissement.

