Le secteur de l'énergie reste à la traîne, mais quelles sont les perspectives ?
Données sur les FNB pour la semaine du 10 au 14 juillet 2023 au Canada.

Les actions du secteur de l'énergie ont surpassé l'ensemble du marché boursier américain en 2022, terminant l'année avec une hausse de 59,4 % par rapport au début, selon les données de S&P Dow Jones Indexes. Dans un contexte de tensions géopolitiques et de menaces sur l'offre, cette croissance a été clairement tirée par la hausse de la demande dans le cadre de la reprise économique après la pandémie et par les contraintes d'approvisionnement exacerbées par la guerre en Ukraine.
En revanche, le premier semestre 2023 s'est avéré une période difficile pour le secteur de l'énergie en raison des inquiétudes persistantes concernant la baisse de la demande de pétrole et de l'absence de reprise en Chine, comme en témoigne la diminution des exportations et des importations. La stagnation de la croissance du pays alimente la déflation, exerçant une influence significative sur le marché du pétrole brut.
Le prix du pétrole brut WTI est ainsi passé de 80,26 dollars le baril à 75,42 dollars, soit une baisse de 7,97 % depuis le début de l'année (au 14 juillet). En conséquence, le secteur de l'énergie du S&P est le moins performant de l'indice S&P 500 en 2023 jusqu'à présent, avec une baisse de 7,34 % depuis le début de l'année, alors que l'indice de référence est en hausse de 17,34 %.
L'Arabie saoudite et la Russie, les plus grands exportateurs de pétrole au monde, viennent de prendre la décision de réduire davantage leur production pour le mois d'août. Pourtant, dans le même temps, l'Administration américaine d'information sur l'énergie (EIA) a récemment publié ses perspectives énergétiques à court terme. Selon ce rapport, la demande devrait dépasser l'offre de 100 000 barils par jour en 2023, et cet écart se creuserait jusqu'à 200 000 barils par jour en 2024.
Ces évolutions pourraient-elles conduire à un renversement de tendance ? Étant donné que les négociants et les investisseurs s'attendent à de nouvelles hausses des taux d'intérêt dans le monde, qui pourraient éventuellement déclencher une récession mondiale, les réductions de l'offre pourraient bien être tempérées par des niveaux de demande plus faibles qu'initialement prévus. En outre, il convient de noter que le récent rebond des prix du pétrole brut WTI (+6,77 % au cours des deux dernières semaines) pourrait également résulter de l'affaiblissement du dollar américain (indice du dollar en baisse de 2,88 % en juillet).
Cela pourrait expliquer pourquoi le secteur de l'énergie du S&P américain est resté à la traîne la semaine dernière (en hausse de 0,58 % alors que le S&P 500 a fait un bond de 2,42 %), ce qui témoigne de la prudence des investisseurs. Au Canada, le secteur de l'énergie, qui comprend sept FNB canadiens, a progressé de 0,85 %, ce qui porte sa performance depuis le début de l'année à -3,96 %.
Données du groupe

Données spécifiques aux fonds : XEG, ZEO, ENCC

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