Les FNB indiciels Scotia : Un moyen peu coûteux de démarrer un portefeuille d'investissement diversifié à l'échelle mondiale
Les FNB indiciels Scotia offrent des frais peu élevés, une grande diversification et une grande simplicité. Voici comment je les utiliserais.

Dans le paysage financier actuel, il est facile d'être ébloui par la pléthore d'options de FNB offertes aux Canadiens. Qu'il s'agisse d'alternatives liquides, de FNB d'options d'achat couvertes gérés activement ou de fonds intrigants axés sur les crypto-monnaies, le marché semble inondé d'instruments d'investissement novateurs.
Pourtant, alors que nous naviguons dans cet éventail de choix passionnants, il est bon de se rappeler l'adage suivant : parfois, moins, c'est mieux.
Sur le long terme, les principes fondamentaux tels qu'une large diversification, des frais minimes et des stratégies d'investissement simples peuvent prendre le pas sur les offres à la mode. S'il est difficile de résister au chant des sirènes de la gestion active, les faits penchent souvent en faveur de l'indexation passive.
Prenons par exemple les derniers résultats du rapport SPIVA (S&P Indices Versus Active), qui révèle que 93,4 % de tous les fonds américains à grande capitalisation ont sous-performé le S&P 500 au cours des 15 dernières années. Ces résultats soulignent les difficultés que rencontrent les gestionnaires actifs pour surpasser régulièrement leurs indices de référence.
Pour ceux qui adhèrent à la méthode KISS (Keep It Simple, Stupid) en matière de placements, l'attrait de la gamme de FNB indiciels Scotia devient clair comme de l'eau de roche. Ces FNB à faible coût, cotés sur le Cboe Canada, offrent une approche simple de l'investissement, sans les artifices qui peuvent parfois obscurcir le jugement financier.
Alors, comment exploiter ces FNB pour créer un portefeuille adapté à ma tolérance au risque et à mon horizon d’investissement? Jetons un coup d'œil.
Fixer quelques règles de base
Avant de se plonger dans les subtilités de la construction d'un portefeuille, il est important de poser quelques garde-fous fondamentaux. Un portefeuille est plus qu'une simple collection d’actifs; c'est un plan soigneusement construit et adapté à la situation financière unique d'un individu.
Cela signifie que, même si je vous parlerai de la construction de mon propre portefeuille en fonction de ma propension au risque et de mon horizon d'investissement, il est impératif de noter que votre situation, votre tolérance au risque et vos objectifs financiers peuvent donner une image différente. La personnalisation est essentielle.
Le cœur de mon portefeuille est constitué d'une répartition 80/20 entre actions et obligations. Cette décision s'explique par le fait que je me sens à l'aise avec une position modérément agressive, car je recherche la croissance tout en conservant une marge de manœuvre en cas de baisse des marchés.
En ce qui concerne les actions, mon objectif est de me rapprocher de la géographie actuelle du marché mondial. En basant mes investissements sur le poids de la capitalisation boursière, je peux profiter de la croissance organique des économies du monde entier sans parier sur la surperformance d'un seul pays.
Cependant, j'ai choisi d'incorporer un biais de pays d'origine canadien. Il ne s'agit pas seulement d'un clin d'œil au patriotisme, mais d'une décision stratégique visant à équilibrer les risques de change, à bénéficier de la familiarité du marché canadien et à profiter éventuellement d'une plus grande efficacité fiscale.
En ce qui concerne les obligations, mon objectif est clair : le marché obligataire canadien dans son ensemble. Cette approche offre une large exposition aux obligations d'État et aux obligations de sociétés de bonne qualité, toutes échéances confondues. Il s'agit d'un choix unique et simple qui me convient.

Choix de FNB d'actions américaines
L'influence colossale du marché américain est incontournable. J'en veux pour preuve les 40 % d'actions américaines que je détiens, ce qui témoigne de l'omniprésence du marché des actions américaines, qui représente environ 60 % du marché mondial en termes de poids.
Une telle allocation n'est pas seulement une question de pourcentage ; il s'agit de capter la croissance et le dynamisme d'entreprises influentes, qu'il s'agisse de mastodontes de la technologie ou d'entités pionnières de la biotechnologie.
Conformément à cette stratégie, le Scotia US Equity Index Tracker ETF (SITU) apparaît comme un choix judicieux. Il permet non seulement d'entrer sur le marché américain avec un ratio de frais avantageux de 0,09 %, mais il offre également une exposition aux 500 plus grandes sociétés américaines.
Cela signifie qu'avec un seul investissement dans SITU, on acquiert une participation dans les entreprises américaines les plus importantes. De plus, en suivant l'indice Solactive GBS United States 500 CAD, SITU garantit une rotation minimale, réduisant ainsi les coûts de transaction, tout en offrant de la transparence.
Choix de FNB d'actions canadiennes
Sur la scène financière mondiale, le Canada n'est peut-être pas le plus grand acteur, puisqu'il ne représente que 3 % du marché mondial. Mais dans mon portefeuille, j'ai choisi de donner un rôle plus important aux actions canadiennes, en y consacrant 20 % de mon capital.
Pourquoi cette attention particulière ? Pour deux raisons principales : l'efficacité fiscale et la stabilité des devises. Investir plus près de chez soi peut offrir de meilleurs avantages fiscaux, et il y a aussi l'avantage de ne pas avoir à se soucier autant des fluctuations monétaires qui affectent les rendements.
Cela m'amène à parler du Scotia Canadian Equity Index Tracker ETF (SITC). Ce FNB se concentre sur les 60 sociétés canadiennes les plus importantes et les plus négociées en suivant l'indice Solactive Canada Large Cap. Et la cerise sur le gâteau ? Il fait tout cela avec des frais très bas de seulement 0,06 %.
Choix de FNB d'actions internationales
Si l'Amérique du Nord occupe une place particulière dans le paysage de l'investissement, le fait de jeter son dévolu sur le monde entier peut offrir des opportunités intéressantes. Plus précisément, il existe un monde au-delà du Canada et des États-Unis qui offre un potentiel intéressant : les marchés développés internationaux et les marchés émergents.
Dans le premier cas, il faut penser à des pays comme le Japon, le Royaume-Uni, l'Australie et l'Allemagne. Ces pays ont des économies matures et des systèmes financiers stables, mais ils offrent des valorisations et des rendements différents de ceux de l'Amérique du Nord.
Pour ces derniers, nous nous intéressons à des pays en plein essor, comme la Chine, l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud. Ces marchés regorgent de potentiel, offrent une croissance rapide et la possibilité d'investir dans des économies qui pourraient être les locomotives de demain.
Pour mon portefeuille, j'envisage une répartition de 10 % dans le Scotia Emerging Markets Equity Index Tracker ETF (SITE) et le Scotia International Equity Index Tracker ETF (SITI). Leurs ratios de frais respectifs sont de 0,34 % et 0,22 %.
Mais la véritable magie réside dans leur couverture : SITE donne accès à 978 valeurs développées et SITI à 1 366 valeurs émergentes. Avec un éventail aussi vaste, je n'ai pas besoin de passer du temps à rechercher des sociétés internationales individuelles ou à me préoccuper de la conversion des devises - tout est commodément regroupé.
Choix de FNB obligataires
Les obligations sont les acteurs tranquilles et stables du jeu d'investissement, et j'ai réservé 20 % pour les obligations. Il y a de bonnes raisons à cela. Historiquement, l'introduction d'obligations dans un portefeuille est une stratégie qui permet d'augmenter les rendements ajustés au risque.
Cette allocation ne sert pas seulement de placement, c'est une force stabilisatrice. En réduisant les hauts et les bas (volatilité) et les fortes baisses occasionnelles (drawdowns) de la valeur du portefeuille, les obligations peuvent servir de tampon, en particulier lorsqu'elles sont associées à un rééquilibrage régulier.
Si l'idée d'obligations semble rassurante, il n'est pas toujours facile de mettre la main sur des obligations individuelles. Le marché de gré à gré, où ces obligations sont souvent achetées et vendues, peut parfois être un labyrinthe, en particulier pour les investisseurs individuels.
Les défis liés à la transparence des prix, à la liquidité ou même au simple fait d'obtenir la bonne obligation au bon moment peuvent être décourageants. C'est là que les FNB obligataires entrent en jeu, offrant une commodité inégalée.
Voici le Scotia Bond Index Tracker ETF (SITB). Le SITB suit l'indice Solactive Broad Canadian Bond Universe Liquid Index. En termes simples, ce FNB vous permet d'investir dans des centaines d'obligations d'État canadiennes et d'obligations de sociétés de grande qualité, le tout sous un même toit. Et le coût de cette commodité ? Un ratio de dépenses minimal de 0,09 %.
Avec une durée intermédiaire de 8,47 ans, il s'intègre parfaitement dans un large éventail de plans d'investissement, répondant à la fois aux objectifs à court et à long terme, comme une sorte d'option "Boucle d'or".
De plus, avec un rendement moyen pondéré à l'échéance de 4,46 %, il devient une source de revenus fiable. Ce qui est encore plus intéressant, c'est la fréquence : le FNB verse des paiements mensuels, ce qui en fait un contributeur régulier à votre flux de trésorerie.
Veuillez noter que cet article est publié à titre d'information uniquement et ne constitue en aucun cas un conseil en investissement. Il est essentiel que vous demandiez conseil à un professionnel de la finance agréé avant de prendre une décision d'investissement.

