Placement à faible volatilité avec les FNB CIBC
Les investisseurs qui cherchent à rester investis tout en réduisant potentiellement le risque peuvent trouver ces FNB smart-beta utiles.

Le secteur canadien des FNB a connu une forte croissance ces dernières années, en grande partie grâce à la flexibilité inhérente à la structure des FNB.
En particulier, cette capacité d'adaptation a ouvert la voie à une explosion des FNB basés sur des règles qui transcendent les limites de l'indexation traditionnelle. Il s'agit des FNB "smart beta".
Il ne s'agit pas de FNB indiciels classiques ; ils utilisent des outils et des méthodologies de sélection avancés pour se concentrer sur les facteurs de rendement des investissements qui ont été prouvés de manière empirique. Des facteurs tels que la taille, la valeur, la qualité et l'élan sont peut-être déjà sur votre radar.
Pourtant, il y a un thème qui pourrait passer inaperçu : la faible volatilité. Malgré sa réputation moins flamboyante, il existe un ensemble de preuves suggérant qu'historiquement, les actions affichant une faible volatilité ont, en fait, surperformé leurs homologues plus turbulents sur de longues périodes.
La sagesse conventionnelle implique généralement que des risques plus élevés sont typiquement associés à des rendements potentiellement plus élevés. Toutefois, la persistance de l'anomalie ou du paradoxe de la faible volatilité semble remettre en question cette notion traditionnelle.
Qu'est-ce qui se cache derrière le facteur de faible volatilité et comment les investisseurs peuvent-ils en tirer parti ? Examinons ses mécanismes et passons en revue trois FNB de la banque CIBC cotés sur le Cboe Canada qui permettent aux investisseurs de cibler ce facteur unique.
Qu'est-ce que le facteur de faible volatilité ?
L'anomalie de faible volatilité suggère que les actions qui ont historiquement affiché une volatilité de prix plus faible ont tendance à surperformer celles qui ont une volatilité plus élevée sur des périodes prolongées.
Mais comment le mesurer ? Deux mesures couramment utilisées sont le bêta et l'écart-type :
· Bêta : Cet indicateur mesure la volatilité d'une action par rapport à un indice de marché général. Un bêta de 1 signifie que l'action évolue généralement avec le marché. Un bêta inférieur à 1 indique que l'action est historiquement moins volatile que le marché, tandis qu'un bêta supérieur à 1 indique une volatilité plus élevée.
· Écart-type : Dans le contexte des actions, cet indicateur évalue la mesure dans laquelle le prix d'une action varie par rapport à son prix moyen au cours d'une période donnée. Un écart-type plus faible indique que le cours de l'action est historiquement plus stable et ne fluctue pas beaucoup, tandis qu'une valeur plus élevée signifie une plus grande volatilité du cours.
Imaginons deux actions : l'action A et l'action B : L'action A et l'action B. Au cours de l'année écoulée, l'action A a connu des fluctuations de prix relativement mineures, évoluant dans une fourchette étroite. En revanche, le cours de l'action B a connu des fluctuations spectaculaires, avec des hausses et des baisses d'une grande amplitude.
Si l'action A fournit régulièrement des rendements stables, quoique modestes, alors que l'action B fluctue fortement mais finit par obtenir des rendements similaires ou même inférieurs à ceux de l'action A à la fin de l'année, on dit que l'action A présente le facteur de faible volatilité.
Pourquoi existe-t-il ?
Avant de vous plonger dans un océan d'articles universitaires pour tenter de comprendre les raisons de ce phénomène, permettez-moi de vous faire gagner du temps. Le consensus ?
Il n'y en a pas, du moins pas de manière définitive. Bien qu'il y ait eu de nombreuses hypothèses, aucun raisonnement unique ne s'est imposé comme l'explication définitive du facteur de faible volatilité. Parmi les raisons proposées pour expliquer l'existence du facteur de faible volatilité, on peut citer, entre autres, les suivantes :
· Biais comportementaux : Les investisseurs peuvent courir après des actions de type "loterie", ce qui a pour effet d'augmenter les prix des actions à forte volatilité et donc de réduire leurs rendements futurs.
· Contraintes liées à l'effet de levier : Les investisseurs individuels peuvent se tourner vers des actions à forte volatilité pour obtenir les rendements souhaités en raison de leur incapacité à déployer un effet de levier bon marché, même si ces actions présentent des risques accrus.
· Perception du risque : Une sous-évaluation potentielle des actions à faible volatilité peut se produire si les investisseurs les perçoivent comme moins attrayantes en raison d'une mauvaise perception des relations entre le risque et le rendement.
· Effets de la moyenne géométrique : Les mathématiques des rendements composés jouent un rôle. Des pertes plus importantes nécessitent des gains ultérieurs plus importants pour atteindre le seuil de rentabilité. Par exemple, une perte de 50 % nécessite un gain de 100 % pour retrouver la position initiale.
· Chevauchement des facteurs de valeur : Il est possible que la faible volatilité capture, en partie, des éléments du facteur "valeur". Les actions à faible volatilité ont souvent tendance à être sous-évaluées, et la performance de ces actions pourrait donc être attribuée à leur sous-évaluation autant qu'à leur faible volatilité.
· Environnement des taux d'intérêt : Au cours des dernières décennies, l'économie mondiale a connu une tendance à la baisse des taux d'intérêt. La baisse des taux d'intérêt peut entraîner une augmentation des emprunts et des dépenses, ce qui peut profiter aux actions stables et génératrices de dividendes que l'on trouve généralement dans des secteurs à faible volatilité tels que les services publics.
Faible volatilité ou volatilité minimale
Toutefois, avant de conclure, il est essentiel de faire la distinction entre deux termes : faible volatilité et volatilité minimale. Ces deux termes peuvent sembler synonymes, mais il s'agit de concepts distincts dans le domaine de l'investissement.
Alors que la notion de "faible volatilité" se concentre sur la sélection d'actions individuelles dont les cours ont historiquement moins fluctué, la notion de "volatilité minimale" concerne la construction d'un portefeuille dont les actifs combinés visent à minimiser la volatilité globale.
Certaines composantes individuelles d'un portefeuille à volatilité minimale peuvent être volatiles, mais lorsqu'elles sont combinées à d'autres actifs, elles créent un équilibre qui réduit le risque global du portefeuille.
Pour simplifier à l'aide d'une analogie alimentaire, on peut considérer qu'une "faible volatilité" équivaut à choisir les ingrédients les plus fades pour un plat, tandis qu'une "volatilité minimale" revient à choisir des ingrédients qui, une fois mélangés, donnent un plat qui n'est pas épicé, même si certains ingrédients pris individuellement sont très piquants.
FNB à faible volatilité de la CIBC
Pour les investisseurs intrigués par le facteur de faible volatilité, il peut être difficile d'identifier les actions individuelles qui correspondent à cette approche.
La sélection des actions sur la base de l'écart-type et du bêta historiques demande du temps, de l'engagement et de l'expertise. En outre, une fois que vous avez dressé votre liste, la gestion de votre portefeuille et l'assurance qu'il est correctement équilibré peuvent ajouter un autre niveau de complexité.
Cependant, il existe une alternative efficace qui permet d'éviter une grande partie de ce processus laborieux : confier cette stratégie à un FNB géré par des professionnels.
C'est là qu'intervient la gamme de trois FNB à faible volatilité de la CIBC. Ces fonds offrent une approche simplifiée pour exploiter le facteur de faible volatilité, et ils sont tous cotés sur Cboe Canada.
- CIBC Qx U.S. Low Volatility Dividend ETF (CQLU) : Ratio des frais de 0,34 %.
- CIBC Qx Canadian Low Volatility Dividend ETF (CQLC) : Ratio des frais de 0,34 %.
- FNB CIBC Qx International Low Volatility Dividend ETF (CQLI) : ratio des frais de 0,46 %.
En combinant ces trois FNB dans des proportions variables, les investisseurs peuvent créer un portefeuille d'actions diversifié à l'échelle mondiale avec une forte inclinaison vers le facteur de faible volatilité. Une telle approche peut offrir les avantages potentiels du facteur de faible volatilité tout en répartissant le risque sur plusieurs marchés géographiques.
Veuillez noter que cet article est publié à titre d'information uniquement et ne constitue en aucun cas un conseil en investissement. Il est essentiel que vous demandiez conseil à un professionnel de la finance agréé avant de prendre une décision d'investissement.

